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LA CIOTAT, HISTOIRE & ORIGINE.

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LA CIOTAT, HISTOIRE & ORIGINE.

Message par Barutoscroll le Jeu 23 Avr 2009 - 22:14

24 siècles d’une histoire de paysans, de marins et de constructeurs de navires.

De tous temps, les hommes habitèrent les pourtours du golfe de La Ciotat ("le golfe d'Amour") et son terroir. Les fouilles de l'abri d'Ellianac et de la grotte de Terrevaine confirment la présence de tribus sédentaires au néolithique final (chalcolithique: 3000-2000 av. JC).

La Ciotat a très certainement été fondée vers le IVe siècle avant notre ère par quelques colons phocéens, marins et commerçants grecs qui avaient fondé Massalia (Marseille) deux cents ans auparavant. Les habitants de l'arrière pays, des Celto-Ligures qui occupaient les "oppidums", les rejoignent alors sur le rivage.

La présence de vestiges de villa dans la campagne et d'un cimetière urbain (reste d'un sarcophage romain du IV - Vème au jardin de la ville), témoignent de l'occupation romaine jusqu'au Vème siècle. La ville (Civitas) se nomme alors: "Citharistas Portus", nom latin qui dérive du gréco-ligure "Kitaristes Akron" (le Bec de l'Aigle) et englobe les territoires de La Ciotat et de Ceyreste. Elle est alors une station de l’itinéraire maritime d’Antonin.. Lors de la décadence de l’Empire romain, Citharistas Portus, port longtemps actif et prospère, souffre des troubles et des invasions. Barbares, Burgondes, Goths, Sarrasins se succèdent et même les Normands venus jusqu’ici, depuis leurs lointaines contrées scandinaves.

Durant le VIIeme siècle, les pillages obligent les populations côtières à se réfugier sur l'oppidum de Césarista (qui donnera Ceyreste) et le port reste longtemps abandonné.. Le danger des invasions sarrasines fut considérablement écarté lorsque le Comte Guillaume Ier fit appel aux guerriers de Provence, du Bas Dauphiné et de Nice qui infligèrent aux pirates de cuisantes défaites.. Enfin, en 1303, Charles II ramène une sécurité relative en réglementant la garde des côtes et en instituant des vigies. Les pêcheurs se réinstallent dans l’agglomération qui se recrée autour du port. En 1303, on reparle à nouveau de la "Civitas" ("la ville") qui, de "La Cieutat", se transformera ensuite en "La Ciotat".

En 1364, la reine Jeanne donne à l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille tous ses droits et pouvoirs sur la communauté de Ceyreste et le bourg de La Ciotat. Peu à peu, les menaces s'éloignant, le rivage se repeuple. En 1373, l'Abbé de Saint Victor, seigneur des lieux, érige la chapelle du bourg en vicairie perpétuelle.

Depuis une époque reculée le poste de guet, ou vigie, créé sur le Cap de l'Aigle était gardé à tour de rôle par les gens de Ceyreste et ceux de La Ciotat. Cette garde fut à l'origine d'une vive querelle entre les deux populations que le seigneur-abbé de Saint-Victor Guillaume Dulac apaisa en accordant par une charte, le 14 mars 1429, l'autonomie au bourg de La Ciotat et procéda au partage du territoire entre les deux communautés.Cette charte, conservé au Musée de La Ciotat, constitue l’acte de naissance de la commune de La Ciotat. En contrepartie de leur relative indépendance, les Ciotadens se voient assigner des obligations; en particulier; ils sont tenus d’assurer une surveillance au sommet du Bec de l’Aigle et d’y entretenir un feu.


Fondation de la ville.

Au Moyen Age, La Ciotat apparaît comme un modeste hameau dépendant de Ceyreste. Les moines détenaient alors un pouvoir puissant sur le territoire.



En plein essor économique, grâce à son trafic maritime, le bourg de La Ciotat marqua peu à peu sa volonté d’autonomie.
En 1429, de graves querelles concernant la garde des terres «communes» éclatèrent entre La Ciotat et Ceyreste. Les délégués des deux communautés trouvèrent alors une solution : le partage du territoire de Ceyreste, scindé en deux communautés distinctes et indépendantes.
Dès lors, La Ciotat se développa rapidement : elle construisit son Fort Béroard, ses remparts, son église et géra son propre commerce.


Le premier bourg.



Le bourg de La Ciotat, à son origine essentiellement quartier de pêcheurs, commença à se fortifier au XIVe siècle pour résister aux attaques des pirates. C’est ainsi qu’il se sépara de la cité mère de Ceyreste, en 1429, suite à un désaccord sur les tours de garde. Au départ trois tours montaient la garde, puis, rapidement, ce bourg féodal se renforça de murailles, les barri, qui relièrent sept tours, de la rue Foch à la rue de la Calade, et du côté de la Ribo, encerclant ainsi la première cité. L’enceinte n’était percée que de deux ouvertures : le portail d’amont, angle rue des Poilus et François Donzel, qui ouvrait sur la campagne, et le portail de la mer, au bas des escaliers de la rue Castel.


Des fortifications indispensables.

La population augmentant en même temps que le trafic avec les ports du Levant,
la vieille enceinte de 200 toises devint vite insuffisante.




Les gens se mirent à bâtir hors les murs et l’on disait de ceux qui restaient à l’intérieur des barri, qu’ils étaient du dintre. Il importait alors de protéger ces nouvelles habitations, car au danger des incursions barbaresques s’était ajoutée la menace des guerres civiles. Les lettres patentes d’Henri II, en 1547, permirent aux consuls de fortifier la nouvelle ville, et d’imposer un dizain sur les particuliers pour financer les travaux. De nouvelles murailles, de 727 mètres de longueur, près de 7 mètres de hauteur et d’1m 50 d’épaisseur, furent édifiées.
Surmontées d’un parapet garni de meurtrières et de tours de 9 à 10 mètres, percées de 5 ouvertures, elles ceinturèrent la cité, de l’Eden au boulevard Guérin en passant par le boulevard Jean-Jaurès.
Des forteresses munies de canons, tels que celui de Bérouard, complétèrent la défense.
Ainsi, bien protégée, notre ville fut surnommée «la nourrice de la Provence.»


Les portes, gardiennes de la ville.

Pendant longtemps, notre ville dut se protéger contre les attaques de pirates
et de brigands, ce qui explique le développement progressif des murailles
qui ont encerclé notre ville jusqu'au XIXe siècle.




Cinq portes permettaient autrefois de pénétrer dans la ville. Si l’on arrivait de Toulon, on franchissait la porte Saint-Martin qui s’appuyait sur le fort du même nom, bâti sur les rochers face aux gradins du bal public. Un peu plus loin, en haut de l’actuelle rue des Poilus, la porte Réale (ou royale) - la plus belle, avec ses deux tours - servait d’entrée principale. C’est là que les femmes empêchèrent le régiment royal d’entrer lors de l’épidémie de peste, en 1720. Suite à l’abolition de la royauté, elle fut rebaptisée «porte de Marseille» puis «porte de la Liberté». Ensuite, on découvrait la porte de Cassis qui fermait la place Esquiros et restait close les jours d’orage pour éviter l’inondation des rues et le charriage des détritus vers le port. Enfin, à la porte des Fainéants, située au bas du boulevard Guérin, se trouvait la Consigne, où les capitaines des navires désirant entrer dans le port venaient jurer qu’il n’y avait pas de malade à bord, alors qu’à la porte Saint-Antoine, faubourg de l’Escalet, s’élevaient les cales de construction des navires.

Au XIXe siècle, ces fortifications, devenues un frein au développement de la ville, furent démolies progressivement, non sans susciter des oppositions. Louis Benet, qui venait de créer la «société de navigation à vapeur», fit élargir la porte des Fainéants, par où sortaient ses machines, ainsi que la porte de Cassis, pour faciliter la circulation.
Commencée en 1835, la démolition des remparts se termina en 1876. La porte de Marseille céda en 1874, et les pierres de ses murailles servirent à construire le collège Jean-Jaurès.


Le blason de la ville.

Lors de l’émancipation de la ville en 1429, Guillaume Dulac, seigneur du lieu, émit le vœu d’attribuer à La Cieutat (La Ciotat) ses propres armoiries.

Mais ce n’est qu’à partir du XVIIe siècle qu’on en trouve les plus anciennes traces picturales.
En 1696, Louis XIV ordonna à toutes les communes de France de faire enregistrer leurs armoiries moyennant une taxe professionnelle selon l’importance de la commune.
De là sont nées ces «armes de caprice» imposées en 1697.
C’est ainsi que La Ciotat se trouva dotée du blasonnement suivant dans l’«Armorial général de France» de 1702 : «D’azur, à une ville d’argent en fasce, soutenue d’une mer du même, la ville sommée d’une crosse d’or, adestrée d’un C et senestrée d’un T d’argent, et au milieu de la mer, une barque de sable, les voiles pliées».

(blason 1647) (blason 1948)

Ces armoiries ont revêtu, au cours de l’histoire, une dizaine de formes différentes, mais on y retrouve, dès 1789, date de la Révolution française, les deux tours donjonnées et ouvertes, reliées par un mur crénelé comportant une grande porte, et sommé d’une crosse abbatiale évoquant l’allégeance à l’abbaye de Saint Victor, le tout soutenu par une mer contenant un poisson vu de profil, symbolisant les activités maritimes du port.
Ce poisson, au cours des âges, a d’abord eu l’apparence d’un dauphin, d’un thon, puis d’une sardine.

Depuis la Révolution française, les armoiries définitives comportent également une couronne murale.

La dernière modification date du 11 novembre 1948, lorsque la ville s’est vu octroyer la Croix de guerre avec étoile de bronze pour sa vaillance lors de la Libération, et qui accompagne depuis nos armoiries.



De nos jours, le logo de la ville remplace le blason sur les affiches et courriers…


Source; museeciotaden.org, laciotat.com
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1895-1896.

Message par Phil de fourbillac le Dim 26 Avr 2009 - 12:46

Plus on connait cette ville son histoire et ces habitants et plus on l'aime.
Merci pour ce rappel historique.

Passionnés d'histoire n'hésitez pas à laisser des documents et infos
sur l'histoire de notre ville...

Vu sur dailymotion: L'arrivée en gare de La Ciotat la 1ere vidéo
serait de 1896 et la 2eme de 1895! La dernière est plus récente





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